Foire aux questions #1

Bonjour à tous!

Je n’avais jamais fait de F.A.Q auparavant, mais étant donné que l’on arrive à la fin de l’année, je me suis dit que c’était l’occasion d’en lancer une. Et vous êtes aussi de plus en plus nombreux à me suivre, alors merci énormément pour ça. Je vous ai donc demandé sur Instagram de me poser les questions qui vous passaient par la tête, et j’en ai sélectionné dix parmi celles les plus posées.

Je fais un baccalauréat en communication-marketing à l’UQÀM, c’est l’équivalent d’une licence en France. J’ai commencé mon programme en septembre 2018, et je termine mes cours en mai 2021. Ensuite, il me restera juste mon stage à faire afin d’obtenir mon diplôme. Je n’ai jamais pris le temps de faire un article complet sur ce sujet, mais je vais le faire bientôt, promis!

En mars 2018, j’ai décidé de quitter l’université dans laquelle j’étais en France, et j’avais besoin de retrouver rapidement un programme pour septembre. J’avais envie de partir au Canada, à Montréal plus précisément, alors j’ai saisi l’opportunité. J’ai regardé tous les programmes disponibles dans toutes les universités à Montréal, je n’avais aucune idée de vers quoi m’orienter. L’UQÀM était la seule école qui proposait trois programmes qui pouvaient potentiellement m’intéresser, alors j’ai envoyé mon dossier, et j’ai été accepté. C’est comme ça que l’aventure a débuté!

Oui merci, c’est vraiment gentil de demander. Je dois avouer que j’avais pas mal d’appréhensions à l’idée de faire les cours à la maison, je pense que l’adaptation a été difficile pour tout le monde. Pour ma part, je trouve que les profs nous ont donné beaucoup plus de travail à faire que d’habitude, et la session a été assez intense. Par contre, je les ai trouvé plus sympas sur les corrections, donc même si j’attends encore mes notes finales, je suis plutôt satisfaite de ma session dans sa globalité. Et je remercie les profs qui ont su nous écouter et s’adapter à nos besoins.

Je pense que ça dépend vraiment des universités, donc c’est assez difficile de faire des généralités. Mais de par mon expérience, ce que j’aime ici, c’est que l’on peut choisir nos cours et nos horaires, et faire notre propre emploi du temps, donc c’est assez flexible. Si l’on veut, on peut faire notre baccalauréat (licence) en 3 ans, comme en 5 ans, en fonction du nombre de cours que l’on veut faire par session. En France, mon emploi du temps m’était imposé, donc forcément, ça laisse moins de liberté. Aussi, je trouve que la relation prof-élève est différente ici. On se sent plus proche d’eux, on les tutoie pour certains, on se sent plus à l’aise de leur poser des questions. En France, il y a une certaine distance avec les profs qui rend la relation plus froide, même si j’ai déjà eu des profs vraiment très à l’écoute en France aussi, mais c’est plus rare selon moi.

Pour ce qui est du contenu des cours, je trouve qu’il y a beaucoup moins de travaux rédactionnels ou de dissertation au Québec. Je me rappelle, pendant mes examens en France, on devait parfois écrire des pages et des pages sur des sujets quelconques, donc ça me change vraiment. Ici, la plupart des examens sont des QCM avec quelques questions à développement. Je trouve aussi que les profs portent moins d’importance à la qualité du français écrit au Québec, alors qu’en France, on pouvait vraiment perdre énormément de points à cause des fautes d’orthographe (mais ce n’est pas plus mal selon moi). Enfin, pour donner un point négatif au Québec, c’est le nombre de travaux d’équipes que l’on a à faire. Je sais qu’ils donnent beaucoup d’importance à ça pour nous apprendre à travailler à plusieurs, surtout dans le domaine de la communication, mais je pense que ce n’est pas toujours pertinent, et c’est vraiment épuisant en fin de session quand l’on doit rendre cinq travaux d’équipes dans la même semaine en plus des examens.

C’est possible, mais non, ce n’est pas facile. C’est juste que quand on n’a pas le choix, on s’en donne les moyens. Avec mon visa, j’ai le droit de travailler maximum 20 heures par semaine en période de cours, ce qui est déjà bien assez. J’ai fait le choix de prendre une pause depuis le mois de septembre, et de me consacrer sur mes cours, mais j’avais passé les deux dernières années à cumuler les cours à temps plein, le travail à temps partiel, et le travail à temps plein pendant les périodes de vacances. Personnellement, ce qui était le plus dur pour moi, c’était d’arriver à trouver du temps avec mon copain, nos horaires étaient très différents et c’était difficile à gérer. J’avais un seul jour de congé par semaine, parfois aucun, donc j’étais très souvent fatiguée. J’avais aussi beaucoup de mal à fournir du travail personnel en dehors de mes heures de cours, donc ça se ressentait sur mes notes. Je le vois par rapport à cette session, mes notes sont vraiment meilleures parce que j’ai eu le temps de m’investir beaucoup plus.

En fait, je pense qu’en cumulant les études et le travail, il y a une branche de ta vie qui en subit les conséquences, que ce soit la vie sociale, la vie amoureuse, le sport, tout dépend de tes priorités. Mais en tout cas, avec une bonne organisation, c’est largement faisable. Je vais recommencer à chercher du travail en janvier, et comme je sais que c’est ma dernière session, je vais faire mon maximum pour essayer de tout gérer.

J’ai mis du temps à visualiser ce que je voulais faire après l’obtention de mon diplôme. Faire une maîtrise (master)? Si oui, dans quel domaine? Sinon, pourquoi pas m’arrêter là? Finalement, je ne me sens pas prête à faire une maîtrise, parce que je ne saurais pas vers quoi m’orienter et que je n’ai pas envie de perdre du temps et de l’argent dans quelque chose qui pourrait ne pas me plaire. La communication et le marketing, c’est tellement large. J’ai besoin de rentrer dans le marché du travail pour me faire une idée concrète de ce que j’aime, et de ce dans quoi je pourrais potentiellement me spécialiser.

J’ai envie de me laisser porter par les opportunités qui s’offriront à moi après mon stage, sans avoir de barrières. Alors, peut-être que je me ferais embaucher par l’entreprise dans laquelle je ferais mon stage. Peut-être que non, ou peut-être que j’aurais envie d’aller dans une autre entreprise. Peut-être que je trouverais directement une entreprise qui me correspond, et dans laquelle je pourrais évoluer sans nécessairement avoir besoin de faire une maîtrise. Et peut-être que je trouverais un domaine qui me passionne, et dans lequel je voudrais me spécialiser en faisant d’autres études. On va dire que je me laisse un an sabbatique pour me faire une idée du marché du travail, et on verra ce que l’avenir me réserve.

C’est gentil de demander, merci. Actuellement, j’ai envie de dire que je vais bien. Mais demain, ce sera peut-être différent. C’est un peu les montagnes russes, je pense que l’on est beaucoup dans ce cas-là. Et c’est parfois difficile pour moi de trouver de la motivation, même pour faire les choses que j’aime. En tout cas, depuis que je suis en vacances et que le stress des examens est passé, ça va mieux.

Pour tenir moralement durant cette pandémie, j’essaie de relativiser au maximum. J’essaie de trouver du positif dans chaque situation. J’essaie aussi d’être plus clémente envers moi-même, de prendre du temps pour moi, et d’accepter quand ça va moins bien. Et sinon, plus concrètement, ça me fait du bien de sortir me balader, prendre un peu l’air, ne serait-ce que pas longtemps. Ranger ma maison, pour y voir plus clair. Ecrire et dessiner pour mon blog. Faire des activités manuelles, comme cuisiner, ou fabriquer des bougies. Aussi, ces derniers jours, je pense beaucoup à mes objectifs 2021, à comment je vais essayer de rendre cette nouvelle année plus belle. Ça me fait du bien de penser que l’on va pouvoir remettre les compteurs à zéro, même si bien sûr, 2021 ne va pas tout effacer.

Honnêtement, je ne trouve pas que ce soit très difficile. Pour les démarches liées à l’immigration, c’est sur qu’il faut envoyer pas mal de papiers, être rigoureux, et s’armer de patience. Mais pour le reste, je trouve que la vie est plus simplifiée ici, il faut simplement s’organiser pour savoir quoi faire et où aller. Pour le logement, les propriétaires font simplement une enquête de crédit. Quand on est un nouvel arrivant, on n’en a pas encore, donc on peut montrer que l’on a un travail ou assez d’argent sur notre compte. C’est beaucoup moins compliqué qu’en France en tout cas. Pour le travail, il y a plus d’offres que de demandes, donc tu en trouveras toujours. Après, tout dépend du domaine dans lequel tu travailles, forcément.

Si ça t’intéresse, tu peux aussi lire les témoignages d’expatriés au Canada, qui ont accepté de partager leur expérience sur mon blog. Ça pourra sûrement te donner une petite idée de ce à quoi ressemble la vie ici.

C’est difficile à dire, je n’ai jamais été déçue des découvertes que j’ai faites ici. Mais je pense que la ville pour laquelle j’ai eu le plus gros coup de coeur, ça a été la capitale, Ottawa. Je ne m’attendais vraiment à rien, et j’ai été agréablement surprise de la diversité des choses à faire là-bas. D’ailleurs, je pense que l’on va bientôt y retourner pour patiner sur le canal Rideau, si la situation nous le permet bien sûr. Et en deuxième, je dirais la ville de Québec, qui est si belle et si chaleureuse, peu importe les saisons.

J’ai trois mots qui me viennent en tête : courage, persévérance, et indépendance. Avant d’arriver au Canada, j’étais dans une situation assez compliquée personnellement, comme si je voyais ma vie s’effondrer de tous les côtés. Pour moi, le Canada, c’était l’occasion de commencer un nouveau chapitre, un nouveau départ, une nouvelle vie. Mais même en partant à 6000 kilomètres de la France, les problèmes ne disparaissent pas du jour au lendemain. Ma première année ici a donc été très difficile, j’ai eu du mal à m’intégrer et à m’imprégner de la culture québécoise, je pleurais presque tous les soirs, et j’ai failli abandonner à plusieurs reprises. Mais à force de persévérance, j’ai réussi à me relever petit à petit, et je suis fière d’avoir eu le courage de vivre cette expérience à fond. Aujourd’hui, je me sens épanouie dans ma vie ici, et je n’ai plus du tout envie de repartir, bien au contraire. Indépendance, parce que l’expatriation est une expérience qui m’a fait grandir, évoluer, et qui m’a permis de me détacher de mon cocon familial, et je suis fière de pouvoir m’assumer financièrement à 100%.

Je vais faire un article complet qui sortira la semaine prochaine là-dessus, pour faire le bilan de mon année 2020 et vous parler de mes objectifs 2021. Mais pour répondre un peu à la question, l’année prochaine sera un peu comme le bout du tunnel pour moi, la fin de six années d’études consécutives. Donc mon projet principal va être de valider tous mes cours, trouver un stage, avoir mon diplôme et rentrer officiellement dans le marché du travail, en espérant que je trouve une entreprise qui me corresponde. En parallèle de tout ça, il faudra que je me mette à jour sur mes démarches d’immigration, et peut-être même lancer ma Résidence Permanente. Et enfin, selon le déroulement des choses, peut-être devenir propriétaire. En tout cas, je pense que si l’année 2020 nous a bien appris quelque chose, c’est de se laisser porter par le moment présent sans trop prévoir de choses à l’avance. Alors, j’ai bien hâte de voir ce que nous réserve 2021, et je nous souhaite à tous beaucoup de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année.

J’espère que ce petit article vous aura plu et aura permis de répondre à vos questions. Si jamais vous en avez d’autres, n’hésitez pas, ça me fera plaisir de vous répondre. En tout cas, je trouve ça bien de terminer l’année avec une petite F.A.Q. Qui sait, ça pourrait devenir une tradition? Ahah. Je voulais vous remercier encore une fois d’être de plus en plus nombreux à me suivre, ici et sur Instagram. Ça me fait toujours plaisir d’échanger avec vous, de partager, d’apprendre, d’évoluer, et c’est ce qui rend mon expatriation encore plus enrichissante, alors merci.

C’était le dernier article de l’année, alors je vous souhaite de passer de bonnes fêtes, un bon réveillon, et j’envoie tout mon amour aux personnes qui en ont besoin en cette période difficile. On se dit à l’année prochaine, et en attendant, prenez soin de vous!

2 commentaires sur “Foire aux questions #1

  1. Sympa cette petite FAQ 🙂 Merci Morgane!
    Y a une question que je n’ai pas vue et qui m’intéresserait, si j’envisageais de reprendre mes études pour de la communication / digital web. Combien coûtent les études universitaires au Canada?
    En tout cas, continue avec tes articles, j’aime lire & relire toutes les expériences au Canada, tips & co.
    Joyeuses fêtes!

    Aimé par 1 personne

    1. Avec plaisir! 🙂 Pour répondre à ta question, ça dépend de ton statut, de l’école dans laquelle tu vas, et de la durée de tes études. Il y a un accord entre la France et le Québec, donc on paye moins cher que pour d’autres pays, par contre, on paye plus cher qu’un résident du Québec. Aussi, il faut savoir que l’UQÀM est l’une des écoles les moins chères de Montréal, mais je ne connais pas les prix des autres écoles du Québec et du Canada. Alors pour mon cas, mes études m’ont coûté environ 6000€ par an, soit près de 10000$ chaque année. Voilà, j’espère que ma réponse aura pu t’aider, n’hésite pas si tu as besoin de plus de précisions!
      Et merci pour les compliments, je suis contente que mes articles te plaisent. Joyeuses fêtes à toi aussi ☺️

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